De nombreux adjoints de l’Education, surveillants et superviseurs, des collèges et des lycées, devaient boycotter la rentrée scolaire. Par leur action, ils voudraient revendiquer le règlement définitif des grades appelés à disparaître et la promotion de superviseurs et superviseurs principaux.

La décision du boycott de la rentrée scolaire, initiée par quelques 60 000 adjoints de l’Education, intervient au lendemain de l’échec des négociations entre le ministère de l’Education nationale et le Syndicat des superviseurs et des adjoints de l’éducation (SNSAE). La rencontre de réconciliation entre les deux parties « s’est avérée infructueuse », estime Ammar Zouidi, secrétaire général du SNSAE.

Selon le même responsable, les revendications du syndicat sont le règlement définitif du problème des gardes appelés à disparaître, à savoir celui d’adjoint de l’Education et adjoint principal de l’Education, qui devaient, selon Ammar Zouidi, être supprimés en 2017. Il s'agit aussi du règlement du problème des promotions des grades de base. « Nous ne bénéficions pas de promotion » explique le SG du SNSAE.

En créant des nouveaux grades, la tutelle donne le statut de superviseur aux adjoints principaux de l’Education, mais l’adjoint de l’Education se retrouve au bas de l’échelle. Bien qu’il cumule 30 ans de service, il est toujours maintenu à la catégorie 10, comme s’il venait de débuter dans sa carrière, déplore Ammar Zouidi.

Par ailleurs, la décision du boycott a pour objectif de dénoncer la fermeture en Algérie des postes de promotion pour les superviseurs principaux au poste de conseiller d’Education. Et ce, « en raison des conditions décourageantes qui ont été mises en place spécialement lors de cette situation exceptionnelle de la rentrée scolaire, où des établissements ne disposent pas de surveillants généraux » affirme le même responsable au quotidien Liberté.

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