Le procès de Khalifa Bank s’est ouvert pour la troisième fois ce dimanche 8 novembre au tribunal criminel près la Cour de Blida. La première audience a débuté dans la matinée en présence de l’accusé principal, Abdelmoumen Khalifa, et de onze autres personnes impliquées dans cette affaire.

Le procès de Abdelmoumen Khalifa s’est ouvert suivant les mesures sanitaires mises en place, afin d’endiguer la pandémie de coronavirus. C’est donc pour la troisième fois que l’affaire Khalifa Bank revient devant les tribunaux.

Il importe de noter que la Cour suprême avait cassé le jugement prononcé en appel le 23 juin 2015, et a donc demandé l’ouverture d’une enquête complémentaire et le renvoi de l’affaire pour un autre procès. L’instance juridique a précisé que la décision avait été prise en raison de « la non-audition de certaines parties entre accusés et témoins ».

Rappelons que lors du procès en appel, la Cour de Blida avait reconnu Abdelmoumen Khalifa coupable « sans circonstances atténuantes, des faits d’association de malfaiteurs », de « faux en écriture publique », de « vol qualifié au détriment de Khalifa Bank », d’« escroquerie », de « banqueroute frauduleuse » et d’« abus de confiance au détriment des déposants ». Il a ainsi été condamné à une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Il est en détention depuis son extradition de Grande-Bretagne, en décembre 2013.

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Tous les accusés dans cette affaire ont purgé leur peine, à l’exception de ceux qui sont en fuite et condamnés par contumace, dont l’épouse du principal accusé, Amirouchane Nadia, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Keramane Abdelwahab, et des membres de sa famille.

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