Lors de la première audience du procès Khalifa Bank, qui s'est rouvert dimanche 8 novembre, le prévenu principal, Abdelmoumen Khalifa, a accusé le régime du président déchu Abdelaziz Bouteflika « d’avoir monté de toute pièce cette affaire ». Il dément ainsi tous les faits qui lui sont reprochés et accuse la « Issaba » d’avoir « falsifié les preuves ».

En effet, lors de la réouverture du procès Khalifa Bank au tribunal de Blida, l’inculpé principal a rejeté en bloc les griefs retenus contre lui. Il a accusé l’ancien régime, représenté par « le président déchu Abdelaziz Bouteflika et ses amis... d’avoir monté de toute pièce cette affaire ».

Abdelmoumen Khalifa a même nié les propos qu’il a lui-même tenus lors des deux premiers procès, tenus en 2007 et en 2015. La décision de la fermeture de Khalifa Bank, se défend-il, n’a pas été prise par la Banque d’Algérie, mais à l’issue « d’une réunion entre le président déchu Abdelaziz Bouteflika et certains responsables ». Il affirme, en outre, que l’administrateur Mohamed Djellab, qui a enquêté sur l’affaire, « n’est même pas assermenté et n’est pas habilité à faire ce genre d’enquête ». Il soutient également que le dossier a été traité « sous la pression et dans des conditions horribles ».

Pour rappel, le procès de Khalifa Bank s’est ouvert pour la troisième fois dimanche 8 novembre, au tribunal criminel près de la Cour de Blida. La première audience a débuté dans la matinée en présence de l’accusé principal, Abdelmoumen Khalifa, et de onze autres personnes impliquées dans cette affaire.

Lors du procès en appel, Abdelmoumen Khalifa avait été reconnu coupable d'« association de malfaiteurs », de « faux en écriture publique », de « vol qualifié au détriment de Khalifa Bank », d'« escroquerie », de « banqueroute frauduleuse » et d'« abus de confiance au détriment des déposants ».

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