L’ancienne eurodéputée, Rachida Dati, aurait fait du lobbying pour le constructeur automobile français Renault en Algérie. D’ailleurs, l’ex-Président-directeur général (PDG) de Renault, Carlos Ghosn, a confirmé son implication dans le dossier de l’implantation de la marque au losange en Algérie. Rachida Dati risque une mise en examen, a indiqué mardi 10 novembre le média français Marianne.

Selon la même source, Rachida Dati aurait fait du lobbying pour Renault en Algérie. L’ex-patron de la firme, a confirmé l’implication de l’eurodéputée française. En outre, dans l’affaire Renault, l’ancienne ministre de la justice avait demandé que l’enquête soit transférée hors de Paris. L'ex-ministre de la justice risque une mise en examen en France pour corruption et trafic d’influence.

Un revers judiciaire pour l'ancienne ministre de la justice

L’ex-ministre de la justice, Rachida Dati, fait face à un véritable revers judiciaire. Convoquée le 19 octobre par la juge Bénédicte de Perthuis pour un interrogatoire de première comparution pour corruption et trafic d’influence, Rachida Dati a saisi le parquet général de Paris, cinq jours avant son procès afin de demander le dépaysement de son dossier. Parce qu'elle est avocate inscrite au barreau de Paris.

Dans l’affaire Renault, la justice française soupçonne l’ancienne eurodéputée d’avoir perçu 300 000 euros par an pendant trois ans via la filiale hollandaise du constructeur automobile. Dans une convention d’honoraires signée en 2009 avec Carlos Ghosn alors qu’elle n’était pas encore avocate, Rachida Dati évaluait ses prestations à 1000 euros de l’heure pour un total annuel de l’ordre de 300 heures, soit environ deux mois de temps plein.

Carlos Ghosn défend Rachida Dati

Aujourd’hui réfugié au Liban, sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice japonaise qui le soupçonne d’avoir pillé Renault-Nissan, Carlos Ghosn, s’est employé à défendre son ancienne consultante. L’ancien PDG de Renault a assuré que les prestations de l’ancienne ministre « étaient réelles ».

« Elle avait une connaissance de tout le monde arabe. Quand on l’a embauchée, elle n’était pas ministre, elle était député européen. Elle avait des contacts très avancés en Afrique du nord et au Moyen-Orient. Elle nous aidait aussi en conseil en matière de prévision des législations futures en matière de carbone. Le fait que ce soit payé par RNBV, c’est que cela devait profiter aux deux entreprises, Renault et Nissan, les deux structures de l’alliance », a soutenu Carlos.

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