La compagnie aérienne Air Algérie est la cible d’une action des agences de voyage en France, qui réclament encore le remboursement des billets d’avion non consommés pour cause de propagation du coronavirus. La Royal Air Maroc et Tunisair sont également concernées par la colère des voyagistes français que leur syndicat encourage à engager des poursuites judiciaires contre les compagnies aériennes récalcitrantes.

En effet, les Entreprises du Voyage (EdV), le syndicat des voyagistes français, incitent leurs adhérents à engager des poursuites judiciaires pour contraindre les compagnies aériennes récalcitrantes à effectuer les remboursements auxquels elles sont légalement tenues, précise le site spécialisé Air Journal.

Pour accompagner les agences de voyages, EdV a engagé un cabinet d’avocats. Plusieurs compagnies aériennes sont concernées par la colère des agences de voyage. Mais celles des pays d’Afrique du Nord sont les plus critiquées par les voyagistes, mais aussi par les particuliers.

“La situation des passagers du Maghreb est tout à fait désolante. Les compagnies aériennes d’Afrique du Nord, en effet, sont celles qui remboursent le moins bien leurs clients de tout le bassin méditerranéen”, constate, avec amertume, un dirigeant du soldeur de billets d’avion Bourse Des Vols, interrogé par Air Journal. Il est aisé de deviner qu’il parle d’Air Algérie, Royal Air Maroc et Tunisair.

Des compagnies difficiles à joindre…

“On a beaucoup critiqué Ryanair ou Aeroflot pour leur politique commerciale Covid-19, cependant, ce ne sont pas celles qui inquiètent le plus, huit mois après le premier confinement. Nous nous battons chaque jour pour obtenir, au profit de notre clientèle maghrébine, des réponses des compagnies régionales qui sont parfois très difficiles à joindre, même pour des professionnels du tourisme”, ajoute le même dirigeant.

Il faut noter que les agences de voyage sont les plus touchées par l’annulation des vols à partir de mars 2020, en raison de la propagation du coronavirus dans le monde. Une propagation qui a conduit à la fermeture des frontières et l’immobilisation des avions des compagnies aériennes. Ces dernières sont en fait asphyxiées par l’immobilisation de ses avions et risquent de baisser rideau sans l’aide des gouvernements.

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