Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré, dans une interview à « Jeune Afrique », qu’il ferait « tout » pour « aider » le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, afin que « la transition réussisse » en Algérie. Macron considère que « L’Algérie est un grand pays » et que « L’Afrique ne peut pas réussir sans que l’Algérie réussisse ».

Dans un entretien dans lequel il dresse le bilan de son action en Afrique trois ans après son arrivée à l’Élysée, Macron a déclaré : « Je vous le dis franchement : je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux ».

Le président français ajoute : « On ne change pas un pays, des institutions et des structures de pouvoir en quelques mois ». Et d’expliquer : « Il y a eu un mouvement révolutionnaire, qui est toujours là, sous une forme différente. Il y a aussi une volonté de stabilité, en particulier dans la part la plus rurale de l’Algérie. Il faut tout faire pour que cette transition réussisse. Mais il y a un facteur temps important ».

Emmanuel Macron affirme avoir, « à chaque fois, un dialogue de vérité avec le président (Tebboune)». « Je ne suis jamais dans l’invective ni dans la posture du donneur de leçon. L’Algérie est un grand pays. L’Afrique ne peut pas réussir sans que l’Algérie réussisse », a-t-il insisté.

Au sujet de la question mémorielle sur la guerre d’Algérie, Emmanuel Macron affirme que « la France a fait énormément de gestes » et que l’important, maintenant, est de « mener un travail historique et réconcilier les mémoires » plutôt que de « s’excuser ».

« Au fond, nous nous sommes enfermés dans une espèce de balancier entre deux postures : l’excuse et la repentance d’une part, le déni et la fierté de l’autre. Moi, j’ai envie d’être dans la vérité et la réconciliation, et le président Tebboune a exprimé sa volonté de faire de même », conclut-il.