La récente déclaration du président français sur l’Algérie a rapidement fait réagir la classe politique en Algérie. Des chefs de partis ont tenu à dénoncer les propos tenus par Emmanuel Macron qu'ils accusent « d'ingérence dans les affaires internes du pays ».

C'est le cas de la présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), Zoubida Assoul, qui a dénoncé l’« ingérence » de la France dans les affaires internes de l'Algérie. Zoubida Assoul estime que la déclaration du chef de l'Etat français « porte atteinte à notre souveraineté ». Pour cette avocate, la France a une volonté de « maintenir le système en place pour ses propres intérêts ». Elle rappelle à Emmanuel Macron que le peuple algérien s’est libéré « de toute forme de tutelle » et « l’a clairement exprimé » lors du soulèvement populaire du 22 février.

Karim Tabbou, porte-parole de l’Union démocratique et sociale (parti non-agréé), a déclaré, quant à lui, que la France officielle est « une France raciste ». Selon lui, les dirigeants français n’acceptent pas que « dans ce pays puissent émerger des forces démocratiques, une jeunesse émancipée, une jeunesse qui est capable de défier le sous-développement ».

Le Parti socialiste des travailleurs (PST) a également critiqué la déclaration du président français. Pour cette formation politique, Emmanuel Macron « réaffirme publiquement son soutien au régime algérien ». Le PST considère, par ailleurs, que la sortie de Macron, « qui survient au lendemain du référendum du 1er novembre et la défaite historique du régime, n’est pas fortuite ».

Plus tôt, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, avait aussi qualifié l'intervention de Macron d'« ingérence ». Chose qui prouve, selon ce parti de l'opposition, que la France « est aux manettes d’une feuille de route pour notre pays ».

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