Le président français Emmanuel Macron a de nouveau évoqué la guerre d’Algérie. Dans un entretien accordé vendredi 4 décembre au média en ligne Brut, Macron a estimé que la France devait « finir le travail historique sur la guerre d'Algérie ».  

Pour le chef d’Etat français, le travail historique sur la guerre d'Algérie pourrait réconcilier les mémoires. Il rappelle qu'un rapport sur ce sujet a été demandé à l'historien Benjamin Stora. Ce travail « permettra la réconciliation des mémoires parce que nous avons dans notre pays des tas de mémoires de la guerre d'Algérie, qui sont autant de blessures » et qu'il faut dire à la jeunesse issue de l'immigration que « la République vous reconnaît », a indiqué le président français.

Il faut dire que le travail sur le dossier de la mémoire entre la France et l’Algérie n’a pas vraiment commencé, faute d’une situation sanitaire sûre. C’est ce qu’avait révélé le conseiller auprès du président de la République algérienne, chargé des archives et de la mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi. Le responsable algérien confirme, cependant, l’existence d’une volonté politique, de part et d’autre, pour solutionner ce dossier sensible qui lie les deux pays.

De sont côté, l’historien français Benjamin Stora, à qui Emmanuel Macron a confié une « mission de réflexion » sur la guerre d’Algérie, a assuré que le président français était « prêt à aller loin » pour la réconciliation des peuples français et algérien. Selon l’auteur de « Une mémoire algérienne », Emmanuel Macron cherche la recette idéale pour avancer sur les relations franco-algériennes.

 L’historien français considère que le travail de mémoire avec l’Algérie est « un enjeu considérable pour la France ». « Ce qu’on appelle la guerre d’Algérie touche des millions de personnes dans leur cœur et leur mémoire », explique-t-il.  Avant d’ajouter qu' « Emmanuel Macron pourrait y arriver sans passer par des excuses ».