L'activiste et porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS, parti non-agréé), Karim Tabbou, a été condamné ce lundi 7 décembre à une année de prison avec sursis, assortie d'une amende de 100 000 DA. C'est ce qu'a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) dans un communiqué. 

« Il s'agit du procès dans sa première arrestation (arrêté le 11 septembre 2019 et libéré le 25 septembre par le tribunal de Koléa, avant son arrestation le 26 septembre et sa mise sous mandat de dépôt par le tribunal de Sidi M'hamed d'Alger) », précise la même source.

Le CNLD indique que Karim Tabbou a été condamné dans l'affaire relative à l'« atteinte à l'unité nationale ». « Relaxe des poursuites de l'article 74 du Code pénal, et condamnation à un an de prison avec sursis et amende des poursuites de l'article 79 du Code pénal qui est l'atteinte à l'unité nationale », explique ledit comité.

Pour rappel, le procureur de la République près le tribunal de Koléa, dans la wilaya de Tipaza, a requis une peine de trois années de prison ferme contre l’activiste et homme politique Karim Tabbou. Il a comparu lundi 30 novembre dans l’affaire pour laquelle il a été arrêté la première fois, soit le 11 septembre 2019.

À lire aussi :  Réduction du nombre visas pour les Algériens : Un député français s’insurge

En effet, le représentant du ministère public ne semble pas vouloir être tendre avec Karim Tabbou avec ce réquisitoire de trois ans de prison et 100 000 dinars d’amende. Il a même requis la saisie de tous les objets confisqués dans ce dossier. A noter que ledit procès a été renvoyé plusieurs fois en dates du 6 avril, 27 avril, 1er juin, 29 juin, 14 septembre, 26 octobre et le 16 novembre derniers pour le 30 novembre.

Il a été également «condamné lors du procès en appel à la cour de Ruisseau d'Alger (24 mars) à un an de prison ferme alors que le tribunal de Sidi M'hamed l'avait condamné à un an de prison dont 6 mois de sursis », a tenu à rappeler le CNLD.