La situation des étudiants algériens en France se détériore de plus en plus à cause notamment de la crise sanitaire que traverse le pays. En effet, la pandémie de coronavirus a compliqué le quotidien, déjà précaire, de ces étudiants. Cette crise a poussé ces derniers à lancer des appels d'aide aux associations communautaires. Cependant, ces associations ne peuvent plus répondre à toutes les demandes, étant débordées. 

Ainsi, depuis le début de la pandémie liée au coronavirus, les étudiants algériens en France  traversent une crise sans précédent tant sur le plan socio-économique que pédagogique. Et pour cause, ils se sont retrouvés sans travail et sans possibilité de suivre leurs études. Beaucoup d'entre eux sont venus à bout de leurs économies et ont épuisé toutes les ressources qu'ils ont ramenées avec eux du pays. Selon un témoignage d'un bénévole recueilli par le journal El Watan, la situation est intenable.

Massinissa Bourouih, qui s'est investi avec d’autres membres bénévoles de la communauté nationale établie à l’étranger dans l’organisation de plusieurs quêtes de solidarité en faveur des étudiants nécessiteux, explique que la crise touche surtout les étudiants nouvellement installés en France. Il indique que les nouveaux étudiants subissent « les aléas des réglementations administratives, dites de transition, le temps de leur installation, ils doivent attendre plusieurs mois pour avoir leurs titres de séjour d’études afin de pouvoir travailler ».

Les étudiants ont perdu leur travail

Ces étudiants sont aussi privés des différentes aides et allocations attribuées aux étudiants nationaux ou originaires de l’Union européenne. Massinissa Bourouih ajoute que « cette dure réalité était subie par nos étudiants avant la pandémie. Or, avec le premier confinement, tout a été bloqué sur le plan administratif et le marché du travail destiné aux étudiants s’est arrêté ». Il explique que  « pour les uns, ils n’avaient le choix que de patienter indéfiniment. Pour les autres, qui venaient juste de commencer le travail ou même les plus anciens qui travaillent depuis longtemps, ils ont perdu leurs jobs étudiants ou leurs stages de fin d’études ».

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