La France est passée à l’acte en décidant de restreindre le quota de délivrance de visas aux Algériens. C’est le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a fait, récemment, cette révélation. En 2019 déjà, le président Emmanuel Macron avait décidé de réduire le quota de visas accordés aux Algériens. 

Hormis les voyages d’affaires et d’études, la France a décidé de restreindre le quota de visas aux demandeurs algériens. C’est un engagement personnel du président français, Emmanuel Macron. Le levier de la restriction des visas est un moyen de pression sur l’Algérie pour qu'elle rapatrie ses ressortissants visés par des mesures d’expulsion. Ce chantage aux visas est censé pousser à coopérer les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière et soupçonnés de radicalisation. C’est le cas notamment de l’Algérie qui a rejeté la liste des « Français d’origine algérienne fichés pour radicalisme » que la France désire expulser vers leur pays d’origine.

En effet, lors de sa visite de travail en Algérie en novembre dernier, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait présenté une liste de personnes radicalisées algériennes ou d’origine algérienne, que l’Algérie refuse catégoriquement d’accueillir.

L’Algérie a argué que cette liste contenait des noms d’Algériens nés en France. Il ne s’agit nullement de migrants clandestins ou de Harraga. Ce sont des individus impliqués dans des actes de violence ou de terrorisme nés en France, mais dont les parents sont d’origine algérienne.

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De son côté, l’Union européenne a fait état, cette semaine, de nouvelles règles d’octroi de visas Schengen et de titres de séjour. Dans un communiqué, le Conseil de l’Union européenne (UE) et le Parlement européen ont annoncé avoir trouvé un accord sur les modifications à effectuer dans les procédures d’octroi de visas Schengen et de titres de séjour.

Ces nouvelles règles devront permettre le renforcement des contrôles sur les frontières extérieures de l’espace Schengen.