L’Algérie et le Maroc poursuivent leur course à l’armement qui a commencé depuis des décennies. Le Maroc a réagi aux dernières acquisitions de l’aviation algérienne. L’Agence Reuters a annoncé, vendredi 11 décembre, que le Maroc était en phase de finaliser un contrat d'achat d'au moins quatre drones sophistiqués de type MQ-9B SeaGuardian.

La même source affirme que Donald Trump a transmis un avis au sujet de cette vente au Congrès américain. Il s'agit d'un milliard de dollars de drones et d'armes à guidage de précision. Le congrès doit à présent l'examiner pour l'approuver ou la bloquer. L'agence révèle que l'accord comprend également des munitions à guidage de précision Helfire, Paveway et JDAM, fabriquées par Lockheed Martin, Raytheon et Boeing.

Ces nouveaux drones sont fabriqués par General Atomics, une entreprise de défense et de physique nucléaire. Ils ont une portée de 6 000 mille marins, soit 11 100 km, et peuvent servir à diverses opérations de surveillance de la mer et du désert.

Il faut signaler que cet accord américain avec le Maroc est l'une des premières ventes de drones aux Etats-Unis, après que l'administration du président sortant, Donald Trump, a mis en oeuvre son projet de vendre davantage de drones aux pays étrangers.

Réponse marocaine à l'achat d'avions de chasse par l’Algérie

L'acquisition de ce nouveau matériel est une affirmation du soutien des Américains à leur principal allié en Afrique du Nord. Les USA appuient le royaume dans sa course à l'armement, notamment pour contrecarrer le renforcement de la flotte aérienne de l’Algérie par des avions de chasse russes. Cet accord intervient aussi dans une conjoncture particulière marquée par la reconnaissance des USA de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. C’est aussi un message subliminal envoyé par la monarchie marocaine dans un contexte marqué par l’affrontement entre l’armée marocaine et le Front Polisario.

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