L’Organisation des Nations unies (ONU) s'est une nouvelle fois penchée sur la détention de Karim Tabbou. En effet, les mécanismes des Nations unies (ONU) chargés de la promotion et de la protection des droits humains ont examiné l'affaire de la détention, pendant 9 mois, du coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS, parti non agréé). C'est ce qu'a affirmé dimanche 20 décembre Sofiane Chouiter, avocat établi au Canada et auteur de la première plainte devant ces instances.

Ainsi, l'avocat révèle que le groupe de travail sur la détention arbitraire, une instance de l’ONU, examine ces jours-ci la conformité de la détention de Karim Tabbou aux normes internationales relatives aux droits de l’Homme et aux procès équitables. Cette instance devra saisir les autorités algériennes pour avoir leur version des faits. Elle devra ensuite se prononcer sur le caractère « arbitraire » ou non de la détention de Karim Tabbou pendant plusieurs mois, à la prison de Koléa.

Au cas où ce groupe de travail jugerait cette détention arbitraire, il adressera une demande d'ouverture d'une enquête et de réparation aux autorités algériennes. Il faut rappeler que Me Sofiane Chouiter a saisi officiellement l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le cas Karim Tabbou en avril dernier. L'avocat a envoyé une plainte devant cette instance.

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Suite à cette première plainte, la délégation permanente de l’Algérie auprès de l’Office des Nations unies à Genève a répondu aux accusations de détention arbitraire en violation du droit international des droits de l’Homme sur le cas Karim Tabbou. Elle a donné une réponse écrite de treize pages expliquant l’emprisonnement du coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS) aux trois rapporteurs spéciaux du Haut-commissariat des droits de l’Homme de l’ONU.

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