Les Emirats arabes unis ont décidé de suspendre la délivrance de visas à treize pays, dont l’Algérie. C'est l'agence de presse émiratie qui a rapporté l'information. Elle a repris les déclarations du ministre émirati des Affaires étrangères, faites le 20 décembre. Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane a déclaré que le gel d'octroi de visas aux ressortissants de ces pays était momentané. Il a motivé cette décision par la lutte contre la propagation de la Covid-19.

Ainsi, les demandes de visa d’entrée au pays, y compris les visas de travail, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Les pays concernés sont : le Yémen, la Syrie, l'Irak, la Libye, l'Afghanistan, le Pakistan, la Somalie, le Liban, le Kenya, la Tunisie, l'Algérie, la Turquie et l'Iran. Le ministre des Affaires étrangères émirati explique cette décision par la propagation de la Covid-19.

Néanmoins, les ressortissants de plusieurs autres pays plus touchés par la pandémie peuvent encore se rendre aux Emirats arabes unis. Cette réalité rend l'explication du ministre émirati des Affaires étrangères non convaincante. En ce qui concerne l’Algérie, cette décision intervient au moment où les tensions s’accentuent entre les deux pays. L’Algérie est les Emirats sont en désaccord sur plusieurs dossiers, dont celui du processus de paix libyen et palestinien, mais aussi celui du Sahara occidental, où les Emirats ont récemment ouvert un consulat général, précisément à Laâyoune.

Camouflet pour le ministre algérien des Affaires étrangères

Cette annonce est un véritable camouflet pour le ministre algérien des Affaires étrangères. Sabri Boukadoum s'est, pour rappel, empressé de démentir l'information au mois de novembre dernier. Il a indiqué que le document attribué aux dirigeants émiratis et qui avait circulé était « falsifié ».

Le MAE avait également assuré que « les hautes autorités émiraties ont complètement démenti l’existence d’une décision, qui inclut des citoyens algériens, pour les empêcher d’entrer sur leurs terres ». Par ailleurs, la même source a révélé que « le document promu, dans lequel le nom de l’Algérie était inscrit, est falsifié et que des parties suspectes sont derrière ».

Lire aussi : Les Algériens interdits d’entrée aux Émirats arabes unis