Le président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni, a réagi à la longue mise au point de Saïd Sadi sur les circonstances et les dessous du boycott scolaire en Kabylie, en 1994. Le militant indépendantiste a souhaité clore la polémique, estimant que « l’heure n’est pas à la surenchère sur le dos de la Kabylie ».

Dans une déclaration rendue publique jeudi 24 décembre, Ferhat Mehenni a assuré qu’il ne s’attendait pas à une polémique suite à son interview du 22 décembre sur TaqVaylit-TV. « Ce qui n’était, de ma part, qu’une anecdote pour étayer l’absurdité de certains clivages qui ont miné la Kabylie par le passé et que certains s’attèlent à déterrer ces derniers temps pour mieux l’enfoncer aujourd’hui a suscité une longue et inattendue réaction polémique de Saïd Sadi. Il n’était nullement dans mon intention de le blesser ! » écrit le président du MAK.

Ferhat Mehenni assure, cependant, qu’il maintient tout ce qu'il a dit, car, « c'était la stricte vérité ». Il précise : « Je devais juste fidélité à la vérité des faits et j’affirme, en homme complètement apaisé et loin de tout ressentiment ou volonté de nuire, l'exacte relation de ce qui s'était dit entre nous le 29/08/1994, dans une brasserie en bas de l'hôtel St Georges à Paris. J'ai d'autres détails à raconter s'il le souhaite, mais l’heure n’est pas à la surenchère sur le dos de la Kabylie ».

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Le leader indépendantiste s’en prend enfin à l’ex-président du RCD : « Me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes ne l'aidera pas à falsifier l'histoire ou à maquiller la vérité. Il est temps qu'il arrête de vivre dans le déni, le mensonge et les faux-semblants », conclut-il. Pour rappel, l’ex-président du RCD a accusé Ferhat Mehenni d’avoir tenu des propos erronés sur son rôle dans le boycott scolaire de 1994, en Kabylie.