L'ancien président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Said Sadi  a évoqué jeudi 24 décembre 2020 le boycott de l'année scolaire 1994/1995 en Kabylie. Ceci en réponse au président du mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK) Ferhat Mehenni qui l'avait cité, a t-il dit,  dernièrement dans une intervention sur le sujet. 

"Depuis que nos chemins se sont séparés pour des raisons qui, contrairement à ce qui se dit, n’avaient rien de politique, du moins au départ, Ferhat Mehenni s’est laissé aller verbalement ou par écrit à pas moins de dix-huit attaques contre moi. À ce jour, je me suis interdit de réagir. Mieux, quand à plusieurs reprises, il fut, d’une façon ou d’une autre, pris à partie, je me suis exprimé pour lui témoigner ma solidarité. Chacun a pu constater que la réciproque ne fut pas vérifiée", explique au préalable Saïd Sadi dans une longue "mise au point" publiée sur sa page Facebook.

Ce qu'a dit Ferhat Mehenni sur Saïd Sadi

L'ex-président du RCD reprend ensuite ce que Ferhat Mehenni a dit à son propos en évoquant l'année du boycott scolaire. Il cite : « Lors du boycott scolaire de 1994, Saïd Sadi était contre. Je lui ai dit, et alors si tu es contre, moi je le fais. Comme il n’avait pas d’arguments, à m’opposer, il m’a dit : tu vas voir comment les marabouts vont te tomber dessus. Je lui ai dit Saïd, tu peux te lancer dans de faux combats (…) Ça je le dis pour l’Histoire (….) Ce qui est passé est passé. Il m’a dit ce sont les marabouts qui ont pris les postes de préfets et de sous-préfets après l’indépendance… Il m’a dit aussi que le FFS, sous-entendu les marabouts, vont te tomber dessus (…) Par la suite, le FFS m’a donné un bon coup de main pendant tout le boycott…».

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La réponse de Sadi

Pour Sadi, ces propos tenus contre lui sont erronés. Il a affirmé d'ailleurs qu'il était le dernier à apprendre la nouvelle. "J’ai appris la décision du boycott scolaire illimité à Paris en lisant le journal El Watan. J’étais avec le docteur Rafik Hassani et nous arrivions d’Athènes où le RCD avait été invité au congrès du PASOK. Cela faisait deux semaines que j’étais absent d’Algérie.

J’appelle Ferhat Mehenni pour savoir ce qui s’était passé ; qui avait pris cette responsabilité et pourquoi avait été décidée cette opération qui, de fait, engageait le parti, les enseignants, les élèves et leurs parents…Et en lui posant la question de savoir si ces derniers étaient invités à la discussion, il me répondit que non. C’est peu dire que j’étais irrité", indique Sadi, précisant que ces faits datent du deuxième semestre 1994.

"Ferhat Mehenni ne peut pas m’avoir entendu lui dire quoique ce soit sur le boycott puisque je n’étais pas informé de l’opération", souligne par ailleurs Saïd Sadi. Ce denier explique en outre que par la suite, il a fait des mains et des pieds pour surseoir à cette décision. Il a multiplié les contacts avec les acteurs concernés à l'image de quelques enseignants et parents d'élèves influents. Mais en vain.  La suite tout le monde la connaît.