La femme politique française d’origine algérienne Houria Bouteldja, fondatrice du Parti des indigènes de la République, s’est récemment exprimée, dans un billet publié sur Médiapart, sur la polémique autour de Miss Provence. La Franco-Algérienne estime qu’on « ne peut pas être Israélien innocemment ». Sauf si on fait « le choix de la lutte anticoloniale ». Ces propos de Houria Bouteldja ont suscité la colère et l’indignation en France.

L'élection, samedi 19 décembre, de la première dauphine de Miss France 2021, April Benayoum (Miss Provence), qui avait révélé que son père était d'origine israélienne, avait suscité de nombreux commentaires antisémites sur les réseaux sociaux, déclenchant de vives réactions de la classe politique en France.

Pour Houria Bouteldja, la responsabilité des insultes antisémites incombe en premier lieu aux sionistes eux-mêmes, coupables, selon elle, d'avoir « indument accaparé le signifiant ‘’juif’’ » et de l’avoir rendu « consubstantiel du projet sioniste ». L’ex-porte-parole du Parti des indigènes de la République estime ensuite que si insultes antisémites il y a eu, ce n’était que l’expression « d’un anti juifisme confus, à mi-chemin entre l’antisémitisme gaulois (fruit de leur grande intégration) et l’anti israélisme (fruit de leur spontanéité anticoloniale) ».

Pour la femme politique franco-algérienne, Miss Provence « ne peut se présenter publiquement sans mesurer ce que l’identité israélienne représente pour des millions de Palestiniens expulsés et occupés ». Enfin, Houria Bouteldja indique que « maintenant que le mal est fait, s’il faut accorder un titre de victime à Miss Provence, c’est moins d’être celle d’un antisémitisme des quartiers que celle d’un amalgame entretenu par les sionistes eux-mêmes et intégré par une grande partie de l’opinion ».

À lire aussi :  Le Maroc a humilié l'Espagne, selon un ancien premier ministre espagnol

Il faut souligner que les réactions suite aux insultes antisémites qui ont déferlé sur Miss Provence ont été de plus en plus nombreuses. Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'est dit choqué, indiquant que ses services étaient mobilisés. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a saisi la justice.