L’ancien patron des services de renseignement, le général-major à la retraite Bachir Tartag, a été mis sous mandat de dépôt dans une nouvelle affaire. Bachir Tartag est accusé de ne pas avoir respecté la procédure dans l'affaire dite de « madame Maya », rapporte le journal El Watan, ce mardi 29 décembre.

Le journal révèle qu'une enquête a été ouverte au niveau du tribunal militaire de Blida. Elle concerne les conditions dans lesquelles les fonds ont été récupérés lors des perquisitions opérées par les éléments des services de l'ancien DRS au domicile de Mme Maya. Elle concerne également la perquisition chez le fils de Djamel Ould Abbas, El Wafi, au Club des Pins (Alger).

Suite à cette enquête, le magistrat instructeur a ordonné la mise sous mandat de dépôt de l’ancien patron des services de renseignement pour ne pas avoir respecté la procédure. La même source affirme qu'un autre officier de la police judiciaire auprès de l’antenne d’Alger de la sécurité intérieure a été également placé en détention pour les mêmes faits.

La scabreuse affaire de « madame Maya »

Il faut souligner que l’information judiciaire dans cette affaire a été ouverte en février 2017. Cette procédure a amené à une perquisition dans la villa de « Mme Maya », où 95 millions de dinars et 17 kg d’or ont été saisis. Quelques jours après, l’enquête a été stoppée mystérieusement. Le 7 juillet 2019, les services de la Gendarmerie nationale ont repris l’enquête, sur instruction du tribunal de Cheraga.

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Pendant la perquisition, une somme de 95 millions de dinars a été récupérée au domicile de Mme Maya par les officiers de la sécurité intérieure. Cet argent a été gardé durant un moment avant de le déposer à la Banque centrale. Ce qui constitue « une violation de la procédure », selon le tribunal.

Il faut rappeler que Bachir Tartag a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour « complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée » par le tribunal militaire de Blida. Un jugement dont la Cour suprême a accepté le recours déposé par les avocats de Tartag. L'ancien patron des renseignements en Algérie sera donc jugé une nouvelle devant le même tribunal, avec une nouvelle composante.

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