Visiblement, les internautes ont été émus par la vidéo de l'ex-détenue d'opinion Nour El Houda Oggadi qui y dénonçait le harcèlement moral qu'elle subit. D'ailleurs, les féministes n'ont pas manqué de fustiger la misogynie qui caractérise les intimidations que l'activiste de Tlemcen a subies depuis sa sortie de prison.

D'ailleurs, cité par le quotidien francophone El Watan, Amal Hadjadj du Journal féministe algérien n'a pas manqué de dénoncer la double oppression que vit la femme en Algérie. "Aujourd’hui, ce que nous vivons encore à travers le live de l’ex-détenue d’opinion Nour El Houda Oggadi n’est pas un cas isolé, cela témoigne de la double oppression que vivent les femmes, que ces dernières soient conscientes ou pas de leur condition de femme, quelle que soit leur idéologie et peu importe leur appartenance" a-t-elle estimé.

En fait, dans une vidéo, l’ex-détenue d’opinion, Nour El Houda Oggadi, raconte le harcèlement et l’intimidation auxquels elle fait face depuis sa sortie de prison. Elle affirme qu’à l’instar d’autres militantes, elle est la cible de cyberattaques manifestées sous forme de diffamation, de harcèlement moral et d’intimidation.

En effet, depuis sa sortie de prison, l’ex détenue affirme subir un harcèlement moral sous forme de diffamation et d’intimidation via les réseaux sociaux. Ainsi, à l’instar d’autres militantes et activistes du mouvement populaire, Hirak, qui subissent des attaques, Nour El Houda, la jeune activiste de Tlemcen dit être à son tour la cible de cyberattaques.

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Nour El Houda victime de diffamation

L’ancienne détenue d’opinion, emprisonnée pour son activisme dans le mouvement Hirak, se dit diffamée. Un activiste a mis en ligne une photo privée de l’étudiante, en lui accolant l’étiquette de « vendue » et « d’agente des services ». Le blogueur l’aurait par la suite menacée par message privé, faisant croire qu'il a piraté son compte.

L'activiste rejette cette accusation et affirme que son compte n'a pas été piraté. Donc pour elle, les photos publiées par le blogueur en question ne pouvaient venir que des agents de police qui l'ont interrogée. Les éléments de la police nationale sont les seuls à avoir eu l'occasion de manipuler son téléphone, affirme-t-elle.

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