Les avocats de l’activiste Walid Kechida ont révélé que leur client souffrait de troubles psychiatriques. Un état de santé qui fait tomber, selon eux, toutes les responsabilités pénales retenues contre le détenu. La défense affirme qu'elle dispose d'un dossier médical prouvant ces affirmations. 

Dans une vidéo publiée sur la page du « Collectif de défense des détenus du Hirak », les avocats de l’activiste Walid Kechida font savoir que ce dernier présente des troubles psychiatriques. Ils assurent avoir entre les mains quatre expertises psychiatriques, dont trois attestent que « Walid Kechida est suivi depuis plus de sept ans pour des troubles bipolaires ».

Ainsi, le collectif de défense du jeune bloggeur soutient que la situation mentale de son client fait tomber de facto toute responsabilité pénale contre lui. Dans ce sens, ses avocats dénoncent le maintien en détention de Walid Kechida en dépit de la fragilité de sa santé mentale et alertent sur le risque de dégradation de son état psychologique.

Enfin, les avocats de Walid Kechida rappellent que leur client a été condamné uniquement pour ses activités au sein du mouvement de protestation populaire (Hirak) et pour avoir exercé son droit constitutionnel à la liberté d’expression.

Pour rappel, le tribunal de Sétif a prononcé, début janvier, une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une amende contre Walid Kechida. La justice reproche à l'internaute âgé de 25 ans d’avoir publié, sur les réseaux sociaux, des « mèmes se moquant des préceptes de l’islam et du chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune ». Il est également poursuivi pour « outrage à corps constitué ».

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La condamnation de Walid Kechida s’ajoute à une longue liste de condamnations prononcées ces derniers mois contre les détenus d’opinion et confirme surtout le climat de répression des libertés d’expression en Algérie.

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