La récupération des fonds algériens détournés par de hauts responsables de l’ère Bouteflika et placés à l’étranger ne s’annonce pas facile. Le premier pas de l’Etat algérien consiste à demander les listes complètes de ses ressortissants détenant de comptes dans les pays de destination. Or, l’Algérie refuse toujours de signer la convention du Forum mondial d’assistance mutuelle en matière fiscale, qui lui permettrait d’obtenir automatiquement ces listes.

Selon le journal francophone El Watan, l’Algérie ne figure toujours pas sur la liste des 141 juridictions des pays signataires de la Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale. La dernière mise à jour, publiée le 9 décembre dernier par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à travers le Forum mondial sur la transparence fiscale, confirme l’absence de l’Algérie.

Si l’Algérie signe cette convention, elle peut obtenir automatiquement les listes complètes des ressortissants algériens détenant des comptes dans des pays étrangers. Malheureusement, l’Etat algérien n’est pas membre du Forum mondial. Ce qui l’empêche de repérer les placements effectués à l’étranger.

Car l’argent volé aux Algériens par les hommes du clan Bouteflika et placé à l’étranger est traçable grâce aux écritures qui ont matérialisé les transactions et les mouvements des comptes financiers, notamment les soldes, intérêts, dividendes et produits de cession d’actifs financiers déclarés à l’administration par les institutions financières.

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Zayda Manatta, cheffe du secrétariat du Forum mondial sur la transparence fiscale, a révélé que l’Algérie ne profitait pas des bénéfices provenant de la transparence et de l’accès aux renseignements à l’étranger. « Nous avons des contacts ponctuels, mais plutôt informels. C’est dommage parce que l’Algérie ne profite pas aujourd’hui des bénéfices provenant de la transparence et de l’accès aux renseignements à l’étranger », a-t-elle déclaré.