Le ministre algérien de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a affirmé ce lundi 25 janvier sur les ondes de la radio nationale chaîne 1 que le prix du pétrole devrait attendre l'année 2023 pour atteindre 80 à 90 dollars. Abdelmadjid Attar a indiqué que l'exportation du pétrole algérien a chuté en 2020 en raison de la chute de la demande sur les marchés mondiaux.

Ainsi, le ministre rejoint les analyses des experts en énergie. Il a affirmé que dans cette conjoncture, la majorité des pays qui se basent sur les quantités exportées aux dépens des prix ont changé de stratégie. Ces nouvelles approches en raison de la crise sanitaire ont réussi à éviter l'effondrement du marché, selon le ministre. Ce dernier a également révélé que le prix du pétrole algérien avait lourdement chuté. Il a été vendu en moyenne à 42 dollars en 2020.

Le ministre de l'énergie a aussi signalé que les quantités exportées par l’Algérie avaient diminué en raison de la crise sanitaire. Il a affirmé que cette conjoncture difficile pour les marchés pétroliers n'allait pas s’améliorer au premier semestre de l'année en cours. Abdelmadjid Attar a ajouté que les prix du pétrole n'allaient pas dépasser les 60 dollars le baril au courant de ce semestre. Cependant, le ministre a assuré que la situation irait en s’améliorant avec la reprise des vols commerciaux et la reprise de la croissance de l'économie mondiale.

L'économie algérienne fortement impactée

Il faut rappeler que l’économie algérienne, dépendante essentiellement de la rente pétrolière, a été fortement impactée par l’effondrement du marché pétrolier ainsi que par le recul de la demande sur le gaz naturel. Les exportations algériennes de gaz vers les pays européens ont nettement chuté depuis le début de la crise sanitaire.

Cette chute, conjuguée aussi à la fonte des réserves de change, à l’arrêt de la planche à billets et au refus de l’endettement extérieur, met le gouvernement dans une situation difficile. Ce dernier devra prendre des mesures urgentes et surtout courageuses, loin des discours populistes. Le gouvernement ne pourra pas compter sur la manne financière pétrolière dans cette conjoncture de crise économique et politique. Les conséquences se font déjà ressentir sur le pouvoir d’achat des couches les plus démunies et aussi sur les investissements et les budgets de fonctionnement de l’Etat.

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