Le Front des forces socialistes (FFS) s'est prononcé ce dimanche 31 janvier sur le projet de loi électorale que le pouvoir a présenté aux partis politiques. Pour le parti fondé par Hocine Aït Ahmed, c'est l'ensemble du dispositif politique actuel qu'il faut questionner, parce que "la démocratie ne se résume pas à l'isoloir".

"Alors que nous espérions un changement radical de cap et une volonté politique réelle des tenants du pouvoir d’amorcer une nouvelle ère, nous constatons avec regrets, et surtout inquiétude, que le calendrier électoral a été maintenu alors que le contexte actuel, national et régional, exige une approche politique à la hauteur des aspirations légitimes du peuple algérien" affirme avec une certaine amertume le FFS.

Le plus ancien parti d'opposition en Algérie considère donc que l'organisation d'un scrutin, quel qu'il soit, n'est pas opportune. Surtout avec une jeunesse déterminée "à tourner la page des humiliations et des injustices". Il veut pour preuve le rejet massif du référendum constitutionnel du 1er novembre 2020, lequel rejet devrait "interpeller le régime".

Aggraver la défiance populaire

"Maintenir, contre vents et marées, un agenda électoral alors que l’état du pays se détériore à tous les niveaux, c’est non seulement prendre le risque d’un nouvel échec mais c’est aggraver la défiance populaire et creuser encore un peu plus le fossé entre le peuple et ses dirigeants" estime encore le FFS.

Il ressort de ces extraits du communiqué de ce parti d'opposition que ses dirigeants ne sont pas dans une logique participationniste dans le cas où le pouvoir organise des élections locales ou législatives anticipées. D'un autre côté, le FFS défend toujours l'idée d' "un changement radical et pacifique du système de gouvernance dans notre pays".

"Il est grand temps de réparer les graves injustices politiques commises depuis l’indépendance contre notre peuple et redresser notre Nation pour qu’elle retrouve son rôle moteur dans la construction d’un espace maghrébin et africain libre et prospère" conclut le communiqué signé par la direction nationale du FFS.

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