La justice française a décidé de remettre en liberté l’Algérien Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis 2008 pour des affaires liées au terrorisme. En octobre 2020, il a été condamné à un de prison pour ne pas avoir respecté les conditions de son assignation à résidence.

Selon l’Agence France presse (AFP), la Cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) a décidé de remettre en liberté l’Algérien Kamel Daoudi. Accusé de terrorisme, il a été condamné et assigné à résidence depuis 2008. Il a également été condamné, en octobre 2020, par le tribunal correctionnel d’Aurillac à un an de prison ferme pour non-respect des conditions d’assignation.

En effet, Kamel Daoudi a été arrêté en septembre 2020 dans un café d’Aurillac où il travaillait. Il a écopé d’un an de prison ferme pour ne pas avoir respecté les horaires de son assignation qui lui imposaient un couvre-feu entre 21h et 7h. A noter que l'Algérien, âgé de 46 ans aujourd’hui, a été condamné en 2005 à six ans de prison et à une interdiction définitive du territoire pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Toutefois, les autorités françaises ont refusé de l’expulser vers l’Algérie en vue des risques de torture. Il est donc assigné à « perpétuité ». La cour a demandé au ministère public de fournir « des éléments factuels » pour appuyer l’assignation à résidence de l’Algérien. Cependant, elle ne s’est pas prononcé sur le fond du dossier et a décidé de sa remise en liberté, tandis que le parquet avait requis la confirmation de sa condamnation à un an de prison.

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Pour Amnesty International, cette décision « est une première étape et une bonne nouvelle pour la justice en France ». Pour sa part, l’avocat de Kamel Daoudi estime que la décision de la justice est « un soulagement pour la famille Daoudi » puisque, selon lui, la cour « ne considère pas Kamel Daoudi comme dangereux ».

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