Le ministre algérien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, s’est exprimé une nouvelle fois sur le « blocage » que subissent plusieurs sites d’informations en Algérie. Il a déclaré qu’il ne s’agissait pas de censure de la part de son ministère, mais de « blocages dus à des problèmes techniques, notamment la mauvaise connexion ».

Dans un entretien paru jeudi 11 février sur le site francophone L’express DZ, Ammar Belhimer a donné des justifications pour le moins insensées sur la censure que subissent, depuis des mois, plusieurs sites d’informations en Algérie, dont Observ’Algérie.

Alors que de nombreux médias électroniques algériens ne sont pas accessibles en Algérie et leurs propriétaires dénoncent une censure arbitraire et une atteinte à la liberté d’informer, le ministre de la Communication n’a pas trouvé mieux que d'invoquer « des blocages » provoqués par « des problèmes techniques, notamment la mauvaise connexion qui n’est nullement du ressort du ministère de la Communication », dit-il.

A l'occasion, le ministre appelle ces sites d’informations à « migrer » vers le point DZ : « Justement l’un des avantages de l’hébergement dans le domaine "dz" c’est de couper la voie à ces diffamations et garantir une transparence et une sécurité à l’activité des sites électroniques d’information et autres », pense-t-il. Ammar Belhimer va plus loin, en accusant les responsables des sites censurés d’être « motivés par une mauvaise foi ou par ignorance ».

À lire aussi :  Réduction du nombre visas pour les Algériens : Un député français s’insurge

Il convient de rappeler qu’Observ’Algérie, à l’instar de plusieurs autres journaux en ligne, continue de subir la censure des autorités algériennes depuis plus d’une année. Il est aussi exclu par l’ANEP de la publicité publique, mais aussi des activités officielles. Pourtant, le site continue à progresser et à gagner de nouveaux lecteurs chaque mois, tout en restant indépendant et surtout professionnel dans la diffusion de l’information.