La justice algérienne a prononcé, ce lundi 15 février, de lourdes sentences contre plusieurs activistes du Hirak. Parmi eux, le jeune militant Chems Eddine Laalami que le tribunal de Bordj Bou Arreridj a condamné à une peine de deux ans de prison ferme.

Alors que l'Algérie s'apprête à célébrer le deuxième anniversaire du mouvement de protestation populaire, né le 22 février 2019, qui a entraîné la chute de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, la justice algérienne a condamné à de lourdes peines certaines figures du Hirak. Parmi celles-ci, on retrouve Chems Eddine Laalami, dit Brahim, jeune militant de 29 ans.

C'est le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) qui a indiqué, sur sa page Facebook, que le tribunal de Bordj Bou Arreridj avait prononcé, ce lundi 15 février, le verdict dans le procès du détenu : « Condamnation à 2 ans de prison ferme assortie d'une amende de 200 000 DA », fait savoir le comité, qui rappelle que « lors de son procès le 8 février 2021, le collectif des avocats de la défense du détenu Laalami Chems Eddine, dit Brahim, s'est retiré du procès, juste après lecture d'une déclaration, et refuse de plaider en l'absence de garanties d'un procès équitable ».

Détenu depuis le 9 septembre 2020, Laalami, est condamné pour « offense au président de la République », « outrage à corps constitué » et « publication de fausses informations ».

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Une année de prison pour une enseignante universitaire à Annaba

Par ailleurs, le CNLD informe que le tribunal de Annaba, dans l'extrême nord-est du pays, a condamné Mouna Bouloudenine, enseignante de l'université, à un an de prison, dont six mois ferme, assorti d’une amende de 50 000 DA. La militante du Hirak est poursuivie pour « publications pouvant porter atteinte à l'intérêt national ».

Notons, enfin, que le tribunal de Tiaret, dans l'ouest algérien, a prononcé des peines de six mois de prison, dont trois mois ferme, à l'encontre des deux militants Ali Naïb et Nasreddine Younes. Placés sous contrôle judiciaire, les deux détenus sont accusés de « financement étranger pour des actes ayant pour but d'atteinte à la sécurité de l'État ».

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