Réactiver le projet de Musée de l’histoire de la France et de l’Algérie, prévu à Montpellier, est l’une des préconisations officielles de l’historien Benjamin Stora dans son rapport sur la mémoire. L'abandon, en 2014, du projet avait été critiqué par de nombreux intellectuels et chercheurs, notamment en France.

En effet, le rapport de Benjamin Stora sur les questions mémorielles, portant sur la colonisation et la Guerre d'Algérie et remis au président français, Emmanuel Macron, propose entre autres de réactiver le projet de Musée de l’histoire de la France et de l’Algérie, prévu à Montpellier et abandonné en 2014. Plusieurs chercheurs et intellectuels se sont montrés très favorables à la relance de ce projet.

Pour les initiateurs de cette idée, le Musée de l'histoire de la France et de l'Algérie devrait « permettre de croiser les mémoires et les regards », au travers d'objets en provenance d'Algérie, du 19e siècle à l'époque contemporaine.

En 2018, les collections destinées à ce projet, quelque 5 000 objets et documents, dont 3 000 écrits et une centaine de tableaux, pour une valeur de 2,6 millions d'euros, ont été mises en dépôt au Mucem de Marseille.

Le maire de Montpellier de l’époque, Philippe Saurel, a substitué à ce projet un musée d'art contemporain sur les mêmes lieux destinés à accueillir le Musée de l’histoire de la France et de l’Algérie. Cet abandon a été fortement critiqué par de nombreux intellectuels et notamment par Jack Lang, président de l'Institut du Monde arabe, qui avait écrit aux autorités locales pour demander de conserver le projet.

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Le chantier de ce musée, installé dans l'Hôtel Montcalm, à côté de la gare du Montpelier, avait commencé en juin 2010 pour une durée initialement prévue de 18 mois. Mais les travaux, qui ont englouti quelque 10 millions d'euros sur les 20 prévus au total, ont pris du retard.