Dans son discours à la nation, hier jeudi, le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé la dissolution de l'Assemblée populaire nationale (APN) et l'organisation d'élections législatives anticipées. Ainsi, le mandat des députés en poste a pris fin immédiatement après la proclamation de la dissolution, ce qui signifie que l’APN restera vacante d’ici l’organisation de nouvelles élections législatives.  

Conformément aux dispositions de l’article 151 de la nouvelle Constitution algérienne, « le Président du Conseil de la nation, le Président de l’Assemblée populaire nationale, le Président de la Cour constitutionnelle et le Premier ministre ou le chef du gouvernement, selon le cas, consultés, le président de la République peut décider de la dissolution de l’Assemblée populaire nationale ou d’élections législatives anticipées ».

Les élections législatives anticipées auront lieu dans un délai maximal de trois (3) mois. C'est-à-dire d’ici fin mai 2021. « Dans le cas où ces élections ne peuvent être organisées dans les délais prévus en raison d’une impossibilité quelconque, ce délai peut être prorogé d’une durée maximale de trois (3) mois après avis de la Cour constitutionnelle, » dispose l’article de la nouvelle Constitution.

Les élections législatives anticipées auront lieu avant le 18 mai

Abdelmadjid Tebboune avait annoncé, jeudi, qu'il avait décidé de dissoudre l'APN dans sa composante actuelle. Cette décision prend effet à partir de son annonce. « Nous allons passer, de suite, à des élections où l'argent, sale ou pas, n'aura point de place, des élections qui ouvriront leurs portes aux jeunes », a-t-il promis. Ainsi, les élections législatives anticipées devraient avoir lieu avant le 18 mai 2021. « Dans le cas où ces élections ne peuvent être organisées dans les délais prévus en raison d’une impossibilité quelconque », elles pourront être reportées jusqu’à fin août 2021.

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Tebboune lance un appel aux jeunes

Par ailleurs, Abdelmadjid Tebboune a appelé les jeunes à participer activement à ces élections anticipées. Il leur promet notamment l’aide de l'Etat « pour mener leurs campagnes électorales dont nous prendrons en charge une grande partie ». Le chef de l’État estime que c’est en passant le flambeau aux jeunes que « nous aurons opéré un changement en injectant du sang neuf dans les organes de l'Etat et le parlement qui sera le porte-voix du peuple ».

Abdelmadjid Tebboune a tenu à réaffirmer lors de son discours, que « le Parlement sera élu et le contrôle sera assuré par l'Instance indépendante dans les prérogatives de laquelle ne  s'immisceront ni les présidents des APC ni les walis (...), ni même le président de la République et nous ferons en sorte que nos institutions ne suscitent aucune suspicion ».