Le membre de l'instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), Hakim Belacel, a appelé les militants du parti à participer aux marches du 22 février. Hakim Belacel, qui s'est exprimé sur la chaîne privée El Magharibia, le 20 février, est aussi revenu sur la rencontre de son parti avec le chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune.

Le membre de l'instance présidentielle du FFS a lancé un appel à ses militants à l'occasion du deuxième anniversaire du Hirak : « Le 22 février, je lance un appel à tous les camarades et à tous les militants du FFS de rejoindre les marches et de revendiquer haut et fort les revendications du parti depuis 1963 jusqu'à présent », a-t-il déclaré. Et d'ajouter : « Il faut être présent, il faut accompagner le peuple algérien. Il faut essayer de faire un travail dans le sens où les choses se passent pacifiquement ».

« Le FFS a dialogué, il n'a pas négocié »

Hakim Belacel s'est également adressé aux « militants et sympathisants du FFS et « à tous ceux qui aiment ce parti ». « Je leur dis, poursuit-il, que le travail qu'on a fait, on l'a fait dans l’intérêt de l’Algérie. On est allé pour dialoguer pas pour négocier ». Il explique la démarche du FFS, qui a rencontré Abdelmadjid Tebboune, en affirmant que le parti a accepté l'invitation « pour essayer d'expliquer la position du parti et éviter une crise qui pourrait nous mener vers l'explosion ».

Concernant cette rencontre, Hakim Belacel a commencé par encenser Abdelmadjid Tebboune. « Le président était attentif à nos revendications et notre proposition de sortie de crise. Pour lui, c'est une suite du travail qu'il est en train de faire », estime le membre de l'instance présidentielle. Il ajoute, cependant, que son parti avait fait comprendre au chef de l'Etat que l'organisation de législatives n'était pas la solution adéquate à la crise que traverse le pays.

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