Le député français M’jid El Guerrab a critiqué, une nouvelle fois, la politique migratoire de la France vis-à-vis de l’Algérie. Le représentant des Français de l’étranger estime que l'Hexagone « a fait de l’Algérie son premier champ d’expérience pour cette politique ». 

Dans une déclaration parue lundi sur le site arabophone Echorouk, le député français a vivement critiqué la nouvelle politique migratoire de la France vis-à-vis de l’Algérie, qui consiste à conditionner l’octroi des visas aux Algériens par le rapatriement des sans-papiers algériens en France.

« J’ai le sentiment que la France a fait de l’Algérie son premier champ d’expérience pour cette politique », a-t-il indiqué. Selon lui, « on ne peut pas réduire les relations franco-algériennes à des coups de pression de ce type ou à plus de fermeté envers les demandeurs de visas. Il y a deux siècles d’histoire et de relations entre les deux peuples ».

La France exerce une politique de pression

M’jid El Guerrab explique, ainsi, que la France exerce des pressions sur les pays africains, notamment l’Algérie, via la politique d’octroi de visas contre le rapatriement des migrants illégaux qui se trouvent sur son territoire. Le député d’origine maghrébine indique que l’Algérie est sévèrement touchée par cette nouvelle politique de l’Elysée. En témoigne la baisse drastique du nombre de visas délivrés aux Algériens durant les trois dernières années.

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En janvier dernier, les deux députés Sira Sylla, élue de Seine-Maritime et spécialiste des questions liées aux diasporas africaines, et M’jid El Guerrab, député des Français de l’étranger, dont la circonscription couvre l’Afrique du Nord et de l’Ouest, ont soumis à la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française un rapport intitulé « Pour une nouvelle politique des visas : ouvrir la France à ceux qui la font briller ». Ce rapport comporte plusieurs propositions qui pourraient « révolutionner » la politique des visas en France et en faire un instrument au service de l’attractivité.

Les deux députés ont appelé les autorités françaises à faciliter le processus d’octroi de visas pour les citoyens africains. Ils recommandent de délivrer des visas en 48 heures dans toute l’Afrique, comme en Asie.