Algérie: Mandat d'arrêt international contre le principal accusé dans l'affaire Augusta

Le Premier ministre Abdelaziz Djerad a révélé, ce mercredi 24 février, à Hassi R’mel (Laghouat) que l'affaire de la raffinerie Augusta, achetée par Sonatrach, connait de nouveaux rebondissements. Abdelaziz Djerad s'est exprimé à l'occasion de l'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Il a indiqué qu’un mandat d’arrêt international a été émis par le pôle pénal économique et financier contre le principal accusé.

Ainsi, après une période de stagnation, cette affaire connait du nouveau. Abdelaziz Djerad qui a donné l'information n'a pas cité nommément cet accusé. Cependant, à l'époque des faits (mars 2017-avril 2019), la Sonatrach était dirigée à l’époque par Abdelmoumène Ould Kaddour. Ce dernier se trouve actuellement en France où il gère des affaires immobilières florissantes.

Il est cité dans plusieurs affaires de corruption en Algérie. Après leur ouverture à la Cour suprême, deux affaires impliquant l’ex-PDG de Sonatrach ont été transférées aux magistrats de la 1re chambre du pôle pénal financier de Sidi M’hamed, près la cour d’Alger.

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Le premier dossier concerne les circonstances dans lesquelles Sonatrach a racheté, en 2018, la raffinerie d’Augusta, en Sicile (Italie) auprès du groupe ExxonMobil, pour un montant de plus de 720 millions de dollars. Le deuxième est lié aux marchés de gré à gré, octroyés dans des conditions suspicieuses à BRC (Brown and Rooth Condor), une joint-venture entre Sonatrach et une des filiales de Halliburton, de droit algérien, dirigée par Ould Kaddour.

L'affaire Augusta

L'affaire dont a parlé le Premier ministre concerne la première grande acquisition de Sonatrach en Europe et à l’étranger. Il s’agit d’un complexe de raffinage intégré, connecté aux principaux axes maritimes mondiaux à travers la mer Méditerranée, et qui peut produire une large gamme de produits en aval, notamment de l’essence, distillats, mazouts, lubrifiants, asphaltes et produits chimiques.

Cependant, le prix de son rachat par la compagnie pétrolière nationale, jugé élevé, mais aussi l’état de ses installations ainsi que les clauses du contrat, avaient suscité une vive polémique. Cette acquisition présente un autre handicap. Elle ne peut pas raffiner du pétrole algérien, mais du brut saoudien et azerbaïdjanais.

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