Le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, poursuit ses attaques contre l’Algérie. Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et aux membres du Conseil de sécurité, le représentant marocain accuse l’Algérie d’avoir transformé les camps de Tindouf pour les réfugiés sahraouis en lieux d’endoctrinement idéologique et d’entraînements militaires pour les membres du Polisario.

Le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU a dressé un véritable réquisitoire contre l’Algérie et le Polisario. Omar Hilale accuse les autorités algériennes de violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire dans les camps des réfugiés à Tindouf.

L’ambassadeur marocain fait croire que « depuis sa renonciation au cessez-le-feu et aux accords militaires, le Polisario mène, conjointement avec l’Algérie, une campagne hystérique visant à induire en erreur la communauté internationale au sujet d’un prétendu "conflit armé" et de supposées violations des droits de l’Homme au Sahara ». Omar Hilale charge ensuite le Polisario qu'il accuse d'avoir appelé « ouvertement à des actes de violence contre les personnes et de sabotage des installations civiles ».

Pour Omar Hilale, l’Algérie mène une stratégie d’instrumentalisation des droits de l’Homme à des fins politiques, « inculquée à ses agents (du Polisario) lors de leurs différents périples en Algérie et dans les camps de Tindouf, durant lesquels ces derniers reçoivent également des cours de maniement d’armes et d’endoctrinement idéologique et participent à des exercices militaires des milices ».

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Le diplomate marocain affirme que le Polisario, « à travers des soi-disant "communiqués militaires" pitoyables, repris par la seule agence de presse officielle de l’Algérie, tente de véhiculer l’image mensongère d’un prétendu "conflit" ».

En octobre dernier, le diplomate marocain avait, déjà, accusé le Polisario de détournement, sous la couverture de responsables algériens, de l’aide humanitaire destinée aux camps de Tindouf, « pour leur enrichissement personnel et frauduleux ». Le représentant du Maroc s’est attaqué à l’Algérie en l’accusant, également, d’avoir « délégué ses obligations sur son territoire à un groupe séparatiste armé, ayant des liens avérés avec le terrorisme international ».