L'Algérie a renoué de plus belle hier vendredi (26 février) avec le mouvement populaire, appelé communément Hirak. Différentes wilayas du pays ont vibré au rythme de marches grandioses qui ont mobilisé des milliers de personnes. 

Le 22 février 2021, le peuple algérien était au rendez-vous du 2e anniversaire du Hirak. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour marquer l’événement. Certains avaient cru que la mobilisation enregistrée ce jour-là n'était que conjoncturelle. Mais ce ne fut finalement pas le cas, puisque, le vendredi d'après (hier), la rue a encore renoué avec des manifestations et des marches populaires grandioses. Pour beaucoup, le Hirak, suspendu après près d'une année à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus, renaît enfin de ses cendres.

En effet, la journée d'hier a démontré que le Hirak mobilise toujours autant de monde qu'à ses débuts, des milliers de personnes ayant battu le pavé vendredi. Alger, Tizi Ouzou, Bejaïa, Oran, Blida et pratiquement toutes les wilayas du pays ont repris les marches hebdomadaires et les slogans antisystème. Ces derniers sont pratiquement les mêmes que ceux de 2019 : « Daoula Madania macci asskaria » (Etat civil et non militaire), « Système, dégage ! ».

Plus de 600 interpellations

Face à cette mobilisation grandissante, les autorités continuent leurs pratiques répressives à l'encontre des contestataires. Hier encore, des centaines d'interpellations ont été opérées parmi les manifestants. Certaines sources affirment qu'ils étaient plus de 600 personnes à être arrêtées. Parmi ces dernières, des avocats, journalistes et mêmes des personnes âgées. Certaines arrestations ont été violentes. Les marcheurs interpellés ont partagé des photos sur les réseaux sociaux attestant de cette brutalité. Tard dans la nuit, la majorités des personnes interpellées ont été relâchées et d'autres demeurent encore en détention, selon des sources concordantes.

À lire aussi :  Voici le nouvel ambassadeur de l'Algérie en France

Lire aussi : L’Algérie vibre de nouveau au rythme du Hirak