Le sénateur républicain Stéphane Le Rudulier a interpellé le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur la question des archives françaises en Algérie. Le sénateur gaulliste a adressé, la semaine dernière, une question écrite au ministre pour demander au gouvernement d'intervenir afin de faciliter l’accès aux archives que la France a laissées en Algérie.

Cette question intervient dans une conjoncture où le débat sur la mémoire revient en force entre les deux pays. Le sénateur considère que l’accès aux archives françaises en Algérie est très compliqué. Il affirme que le plus grand obstacle auquel font face les Français est la difficulté d'obtenir des visas d'entrée en Algérie. Le sénateur a demandé à son gouvernement de négocier avec les autorités algériennes, pour associer le directeur des archives en Algérie et les walis, afin de faciliter l’accès à ces documents anciens.

Des négociations au point mort

Cependant, pour faciliter l'accès aux archives en Algérie, le sénateur préconise la simplification de l’accès aux archives algériennes en France. Stéphane Le Rudulier a affirmé que le fait de ne pas pouvoir consulter aisément les archives françaises en Algérie portait préjudice aux intérêts de la France. Il appelle à prendre les mesures nécessaires pour y remédier. Le sénateur s'est également interrogé sur l'avancement des négociations entre les deux pays sur cette question sensible.

Il faut signaler que l'affaire des archives entre les deux pays bute sur plusieurs obstacles. Ce dossier est à la traîne, selon le chargé du dossier en Algérie, Abdelmadjid Chikhi. Celui-ci impute la responsabilité aux autorités françaises qui ne semblent pas, selon lui, vouloir aller de l’avant. Abdelmadjid Chikhi a affirmé que les chercheurs algériens qui se déplacent en France et sollicitent leurs homologues de ce pays pour des discussions « restent sur leur faim ».

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