Abdelmadjid Chikhi, conseiller auprès de la présidence de la République, chargé des archives et de la mémoire nationales, s’est exprimé sur la décision du Président français de faciliter l'accès aux archives liées au colonialisme français en Algérie. Dans des déclarations rapportées mercredi 10 mars par l'agence officielle (APS), Chikhi a applaudi la décision d'Emmanuel Macron. 

« Je peux dire, pour l'instant, que c'est une très bonne décision et c'est une ouverture s'il y a un suivi permettant de la mettre en application assez largement et qui permettrait particulièrement aux chercheurs Algériens d'accéder à ces documents », a-t-il déclaré. Et d'ajouter : « Ce que nous pouvons dire pour l'instant c'est que l'accès sera un peu plus ouvert, surtout que la période concernée est une période très importante pour l'histoire de l'Algérie. Elle se situe entre les années 1920 et 1970 ».

Pour Abdelmadjid Chikhi, également directeur général des archives nationales, « il y a un certain nombre de faits très importants et nous sommes dans la période la plus dense de l'histoire de l'Algérie en matière politique et en matière de rapport entre l'Algérie et la France ».

Le même conseiller auprès de la présidence de la République, qui a souligné qu'il ne s'agissait là que d'une première étape dans le déclassement de ces archives, a estimé qu'« il y a beaucoup à faire. Les archivistes français vont se pencher sur pas mal de dossiers. J'espère que ce sera positif pour l'écriture de l'histoire ».

Par ailleurs, il y a lieu de relever que cette décision tant attendue en Algérie n'enchanterait pas tout le monde. Il s'agit de certains cercles composés de faux maquisards et de figures politiques, dont le « passé révolutionnaire » est sérieusement mis en doute. Pour plus d'un d'ailleurs, ce sont ceux-là mêmes qui auraient pesé de tout leur poids pour entraver l'ouverture des archives de la Guerre d'Algérie des années durant.

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