Le 108e vendredi du Hirak a été marqué par des incidents de violence contre des journalistes et militants. A Alger, plusieurs journalistes, dont deux reporters de Radio M, un reporter de Tarik News et un correspondant de France 24, ont été la cible d'un groupe d’individus qui les ont attaqués. La répression policière était également au rendez-vous, notamment à Tiaret et à Oran.

Selon le site Radio M, plusieurs journalistes, dont deux reporters du média, un reporter de Tarik News et un correspondant de France 24, ont été pris à partie par des individus se revendiquant du Hirak. Les journalistes étaient en plein exercice de leurs fonctions, lorsqu’ils ont été molestés, insultés et, pour certains, agressés par les individus en question.

La situation a failli dégénérer et prendre une tournure dramatique. Les forces de l’ordre sont intervenues pour évacuer les journalistes, en vain. Ces derniers ont tenu à continuer à couvrir la marche.

Plusieurs arrestations

Dans la wilaya de Tiaret, dans l’ouest de l’Algérie, le coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), Fethi Ghares, les deux militantes et cadres du parti, Messaouda Cheballah et Khadidja Belkhoudja, ainsi que l’ancienne détenue d’opinion Dalila Touat ont été arrêtés par la police.

A Oran, le défenseur des droits humains, président du bureau de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) à Oran, Kaddour Chouicha, a été brutalisé lui et son fils par la police, selon son épouse, la journaliste Jamila Loukil. « Kaddour Chouicha et son fils ont été brutalisés, jetés par terre et battus par la police d'Oran », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

À lire aussi :  Vers une coopération nucléaire entre le Maroc et Israël

A Tizi Ouzou, plusieurs militants ont été interpellés par les forces de l’ordre. Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), les trois manifestants Kaci Saïdani, Hmimi Belkacemi et son père, tous originaire de la wilaya de Bouira, ont été interpellés avant le début de la 108e marche du mouvement populaire, à Tizi Ouzou.