Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, a réclamé, vendredi 19 mars, « toute la lumière » sur les disparus de la guerre d’indépendance (1954-1962) et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français, opérés dans les années 1960. C’est dans un message adressé à la nation, à l'occasion du 59e anniversaire de la Fête de la Victoire, que Tebboune a insisté sur la responsabilité de l'Etat dans la prise en charge de ce dossier.

A l'occasion du 59e anniversaire de la Fête de la Victoire, Abdelmadjid Tebboune a indiqué dans son message que « l’effort se poursuit pour mettre toute la lumière sur le sort des disparus durant notre guerre de libération et pour l’indemnisation des victimes des essais nucléaires ». Il souligne que « de tels évènements et faits ne s'effacent pas de l'histoire des nations par prescription et la probité exige de faire prévaloir la sincère volonté sur les considérations de pression ».

« Je n'ai eu de cesse de souligner l'importance de la préservation de la Mémoire nationale et j'insiste sur la responsabilité de l'Etat dans la prise en charge de ce dossier, avec tout le sérieux et l'assiduité qui s'imposent », a-t-il encore indiqué.

Le chef de l’Etat explique que « certes, nous avons franchi des pas importants et enregistré des signes positifs à la faveur, notamment, de la récupération des Archives et des crânes de symboles de la Résistance populaire, notre attachement à la préservation de notre Histoire et de notre Mémoire demeure au cœur de nos priorités pour réaliser les avancées escomptées dans ce sens ».

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Par ce message, Abdelmadjid Tebboune remet sur la table le dossier des essais nucléaires français dans le Sahara algérien. La France aurait procédé à un total de 17 essais nucléaires entre 1960 et 1966, sur les sites de Reggane puis d’In Ekker. Onze d’entre eux, tous souterrains, sont postérieurs aux accords d’Evian de 1962, qui actaient l’indépendance de l’Algérie, mais une clause permettait à la France d’utiliser jusqu’en 1967 lesdits sites. Par ailleurs, selon les autorités algériennes, plus de 2 200 personnes ont disparu pendant la guerre d’indépendance.