L'Algérie n'arrive manifestement pas à se décider quant à la politique à adopter en ce qui concerne l'industrie automobile. Cette politique change au gré des remaniements ministériels. En effet, le nouveau ministre de l'Industrie a remis en cause les décisions de son prédécesseur, Ferhat Aït Ali. Le site d’information TSA a rapporté, ce mardi 23 mars, que le processus d’agrément des nouveaux concessionnaires était suspendu. 

Ainsi, pendant que le marché algérien de l'automobile traverse une grave crise, les responsables du secteur continuent à perdre un temps précieux. Le journal en ligne indique que le nouveau ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, a décidé de remettre en cause la politique de son prédécesseur, Ferhat Aït Ali, dans le domaine.

Désormais, les agréments provisoires délivrés en août dernier sont annulés. Cette décision fait suite aux nouvelles orientations du chef de l'Etat. Abdelmadjid Tebboune avait ordonné « l’assainissement des accumulations négatives caractérisant, par le passé, la politique du ministère de l’Industrie, en adéquation avec les textes juridiques et la nouvelle orientation de la politique industrielle ».

Retour à l'activité de montage pour sauver les emplois

Le nouveau ministre compte changer d'orientation. Ainsi, vraisemblablement, l'Algérie se dirige vers le retour à l'activité de montage. Comme nous l'avons signalé dans un précédent article, Mohamed Bacha a opté pour une solution d’urgence. Selon Adel Bensaci, le président du Conseil national consultatif de la petite et la moyenne entreprise (CNCPME), « il y a des constructeurs automobiles qui ont reçu l’autorisation de relancer leurs lignes de montage afin déjà, de solder tous les encours de fabrication et de permettre de lever la pression sur la demande de véhicules ».

Cette nouvelle stratégie a aussi pour objectif de sauver des centaines d'emplois en danger. « Il faut continuer mais il faut surtout accélérer le processus, parce que 150 000 emplois directs, ça représente au moins le double voire le triple en emplois indirects, que ce soit pour l’industrie mécanique, métallurgique et plastique », avait déclaré le président du CNCPME.

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