Le secteur de l’informel prend une place prépondérante dans l’économie algérienne. L’argent généré par ce secteur échappe à tout contrôle. Il circule hors des circuits bancaires. Les autorités évitent d’aller vers des mesures coercitives. Elles restent dans l'expectative et préfèrent laisser faire en fermant les yeux sur ce secteur qui génère aussi de l'emploi. Pour le président du CNESE, Reda Tir, il faut adopter une nouvelle démarche. Il a indiqué, ce mercredi 24 mars en marge d'une journée d’étude sur la planification économique, qu'il faut intégrer le secteur informel du point de vue financier et social dans le circuit officiel.

Ainsi, devant les tergiversations du gouvernement, le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) compte proposer des instruments de lutte contre le marché informel en Algérie. Reda Tir a révélé que  “Le CNESE compte mettre en œuvre un modèle d'évaluation de l'économie informelle à travers une approche moderne impliquant la cohérence entre les stocks et les flux d'argent circulant dans l'informel dans le but d'améliorer les résultats d'évaluation des chiffres de l'économie parallèle du pays”.

Ce modèle qui sera prêt dès la fin de l’année en cours, a pour objectif de réussir à intégrer le secteur informel du point de vue financier et social dans le circuit officiel. Reda Tir indique également que le Conseil qu'il préside prépare un deuxième modèle “novateur de simulation économique et écologique avec une préservation des ressources naturelles de l'Algérie”.

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Le ministre des finances lorgne du côté de l'informel

Par ailleurs, en ce qui concerne le secteur de l'informel, le ministre des finances a démontré que le gouvernement a choisi de ne pas s'attaquer au secteur. Aymen Benabderrahmane a affirmé que le plus important est "de sensibiliser" les détenteurs des sommes importantes du marché parallèle. Il a également lorgné du côté du secteur en affirmant : "Nous ne sommes pas leurs ennemis, nous sommes en train de mettre en place tous les dispositifs légaux". 

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