Le marché algérien recèle un énorme potentiel de croissance en matière de commerce électronique.  Parallèlement, les restrictions imposées par la pandémie de la Covid-19 ont installé une conjoncture favorable à un nouvel essor de cette activité. Cependant, des difficultés réglementaires persistent et entravent le développement de ce créneau porteur.

L’Algérie figure parmi les 14 pays africains où on peut se lancer dans l’e-commerce avec de bonnes chances de rentabilité. Cette liste établie par la plateforme Best Accounting Software comporte Maurice, Ouganda, Angola, Tunisie, Afrique du Sud, Zambie, Cameroun, Maroc, Égypte, Sénégal, Nigéria, Kenya, Algérie et Ghana. Ces 14 pays ont fait des efforts notables pour assainir et améliorer leurs cyberespaces respectifs au cours des deux dernières décennies, selon la plateforme spécialisée.

Les restrictions imposées par la pandémie de la Covid-19 ont installé une conjoncture favorable à un nouvel essor du commerce en ligne en Afrique. Le prestataire d'études de marché Statista fait savoir que l’e-commerce africain pèsera 24,759 millions de dollars en 2021, et 40,758 millions de dollars en 2025.

Parallèlement, l’e-business va y connaitre une émergence intéressante, si l’on en considère les perspectives de l’économie numérique, ainsi que la qualité de vie numérique, explique la même source.

D'un point de vue purement financier, la vente en ligne directe au consommateur élimine l'intermédiaire, ce qui devrait permettre de dégager des marges plus élevées à moyen terme. Il suffit d’une application, d’entrepôts et d’un modèle de production qui fonctionne avec la plateforme. C'est pourquoi les sociétés poursuivront ce modèle de manière encore plus agressive à l'avenir. Ce marché offre de bonnes opportunités à long terme aux investisseurs privés.

L’Algérie doit généraliser le paiement en ligne

L’Algérie accuse actuellement un retard par rapport aux autres pays dans ce créneau porteur mais le pays peut rattraper ce gap. La transformation et le développement de l'e-commerce en Algérie devrait émaner d'abord des micro-entreprises et des startups locales, souligne le développeur algérien à Amazon, Lamine Kacimi. Il appelle, par ailleurs, à ne pas attendre l'arrivée des grandes entreprises internationales pour se convertir vers ce type d'activité qui réalise actuellement des chiffres d'affaires énormes dans les pays développés et émergents.

Il faut dire que l’un des obstacles majeurs qui freinent le développement de l’e-commerce en Algérie est le paiement en ligne. Il s’agit de la plus grosse difficulté que rencontrent les web marchands. Le paiement électronique reste indispensable pour le bon développement du commerce électronique

Actuellement, les e-commerçants proposent leurs services pour un paiement à la livraison. Mais ce mode de fonctionnement engendre d’énormes pertes et des risques en cas d’annulations spontanées des commandes.