Le président français Emmanuel Macron a promulgué, lundi 22 mars, la loi approuvant la convention d’extradition entre l’Algérie et la France. Préalablement adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat français, cette loi a été signée par le président Macron, le Premier ministre Jean Castex ainsi que le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Selon l’unique article de cette loi, “est autorisée l’approbation de la convention d’extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, signée à Alger le 27 janvier 2019, et dont le texte est annexé à la présente loi (2)”

Le texte de cette loi qui porte le N° 2021-302 du 22 mars 2021, sera publié ultérieurement au Journal officiel de la République française, précise-t-on, en bas du texte, non sans ajouter que la loi en question “sera exécutée comme loi de l’Etat”.

Il faut relever la coïncidence entre la promulgation de cette loi et l’émission des mandats d’arrêt lancés contre les activistes du mouvement populaire agissant de l’étranger, comme Mohamed Larbi Zitout, Amir Dz et Hicham Aboud, que la justice algérienne accuse de terrorisme. La promulgation de cette loi sur l’extradition et l’émission des mandats d’arrêt ont eu lieu le même jour, c’est-à-dire le 22 mars 2021.

Beaucoup vont certainement crier à la complicité entre les dirigeants des deux pays, comme dans de nombreuses occasions. Surtout que le président Emmanuel Macron a déjà eu l’occasion d’exprimer son soutien au chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune.

A noter cependant que le dirigeant du mouvement Rachad, Mohamed Larbi Zitout ne risque rien avec la nouvelle loi d’Emmanuel Macron, puisqu’il réside en Grande-Bretagne, mais il sera contraint de limiter ses déplacements internationaux. Il va fort probablement éviter de se déplacer vers la France, comme il a l’habitude de faire dans le cadre de ses activités au sein du Hirak, à Paris.