Un document attribué à des figures du Hirak et à travers lequel ces dernières demanderaient une rencontre au chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, a été diffusé et partagé jeudi sur les réseaux sociaux. L’information s’est rapidement révélée être une fake news. 

Certaines des personnalités visées par cette fausse information n’ont pas tardé à réagir. C’est le cas de l’avocate Zoubida Assoul qui a tenu à se démarquer de cette « lettre », en promettant des poursuites judiciaires à l’encontre de son ou ses véritables auteurs. « Je démens formellement le contenu du post publié par la page “investigation room” en mon nom, et me réserve le droit d’ester en justice les fossoyeurs qui ont falsifié ma signature à des dessins ignobles », a écrit l’avocate sur sa page Facebook.

« Une manœuvre pour casser le Hirak »

Même son de cloche chez Amel Zen, dont le nom figure aussi sur la liste des signataires de cette fausse missive adressée à Abdelmadjid Tebboune. « Moi, Amel Zen, dément catégoriquement toute participation de ma part à une quelconque initiative allant dans le sens de la rumeur faisant état de mon implication de cette “lettre”. Je suis et je resterai dans la continuité de mon combat aux côtés du peuple auquel j’appartiens. Mes positions sont claires et connues de toutes et tous et cela depuis le 22 février 2019 », a affirmé la chanteuse sur sa page Facebook.

De son côté, l’avocat Abdelghani Badi a accusé « les mouches électroniques » d’être derrière cette « falsification ». Il menace, lui aussi, de recourir à la justice pour démasquer la source de ce document.

En plus de ces trois personnalités, la liste des prétendus signataires dudit document comporte 12 autres noms de leaders du Hirak, dont Amira Bouraoui, Zakia Mohamed, Fodil Boumala, Mostefa Bouchachi, etc.  Pour plus d’un, cette rumeur n’est qu’une manœuvre destinée à casser le mouvement populaire.