La veuve de Kamel Eddine Fekhar : « La caisse de retraite refuse de me donner mon dû et celui de mes enfants »

Mme Zahira Fekhar et Kamel-Eddine Fekhar

La veuve de Kamel Eddine Fekhar continue de subir la défaillance de l'administration algérienne, deux ans après le décès de son mari. Mme Zahira Fekhar a dénoncé, à travers un communiqué publié sur sa page Facebook le 24 mars, le blocage de ses droits ainsi que ceux de ses enfants par la Caisse nationale des retraites (CNR). 

Mme Zahira Fekhar a rappelé que « le Dr Kameleddine Fekhar est décédé le 28 mai 2019, suite à son arrestation arbitraire, puis des mauvais traitements subis en prison et à l'hôpital où les soins lui ont été refusés ». Elle a affirmé que toutes ses démarches pour faire la lumière sur le décès de son mari n'avaient pas abouti. « Lorsque j'ai porté plainte contre certains fonctionnaires que j’ai désignés par leurs noms et leurs fonctions, le juge d'instruction a refusé d'ouvrir une information judiciaire, sans même m'entendre. La chambre d’accusation avait confirmé sa décision, refusant de traiter avec l’avocat », dénonce la veuve de Kamel Eddine Fekhar.

Les entraves administratives de la Caisse nationale des retraites

Par ailleurs, elle a évoqué ses soucis avec l'administration. Elle indique : « Aujourd'hui, la caisse nationale de retraite refuse de régler notre dû, moi et mes enfants, prétextant des problèmes bureaucratiques dont je ne suis pas responsable, puisque j'ai soumis un dossier complet, comprenant tous les documents qui m’avaient été exigés ». Et de poursuivre : « J'ai chargé l'ami de mon mari, M. Kacem Soufghalem, d’entreprendre les démarches administratives nécessaires pour régler ce dossier, mais l'administration de la Caisse nationale de retraite a refusé de le faire, ou, à défaut, nous notifier les motifs du rejet, inventant à chaque fois des excuses, jusqu’à me demander de leur présenter le casier judiciaire de mon défunt mari, et les décisions de justice rendues, pour pouvoir réfléchir à la façon avec laquelle ils peuvent régler notre dossier ».
Partant de là, la veuve de Kamel Eddine Fekhar s'interroge : « Ces directives d'obstacles émanent-elles des autorités supérieures du pays ? (...) Veulent-ils poursuivre mon mari dans sa tombe ? (...) Cherchent-ils à faire payer mon mari pour ses positions politiques, en retenant son dû qui lui revient de ses cotisations au cours de sa vie avec le reste des participants à la Caisse de sécurité sociale ? »
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