Le fils de feu Hocine Aït Ahmed s'est prononcé, dans la soirée de vendredi 2 avril, sur les élections législatives anticipées que le Conseil national du FFS doit discuter ce samedi 3 avril. Jugurtha Aït Ahmed a, en effet, posté une publication sur son compte Facebook pour défendre l'idée du rejet du scrutin controversé du 12 juin.

Jugurtha Aït Ahmed qualifie d'emblée la participation du FFS de « mortifère », dans une publication qui prend la forme d'une série de slogans. « Non à une participation mortifère du FFS aux législatives du 12 juin », dit clairement le fils aîné du défunt président et fondateur du FFS, en ajoutant : « Non à la 'chosification' programmée du FFS ».

Il ne manquera pas de défendre le lien entre son parti et le peuple algérien et de dénoncer toutefois le populisme qu'il qualifie de primaire. « Non à une rupture existentielle du lien entre le FFS et le peuple, non, au populisme primaire antisystème », a-t-il asséné, en rappelant l'importance du dialogue pour trouver une issue à la crise algérienne ainsi que les principaux mots d'ordre traditionnels du parti cher à Hocine Aït Ahmed.

Non au populisme primaire antisystème

« Oui à un Etat de droit avec une gouvernance démocratique et participative. Aux revendications patriotiques exprimées sans relâche par les Algériennes et les Algériens. Oui à encore plus d'enracinement populaire du FFS. Oui à une sortie de crise pacifique, consensuelle, négociée avec les forces vives de la nation », a encore écrit Jugurtha Aït Ahmed.

Il faut dire que cette publication du fils de l'un des chefs historiques de la Révolution de 1954-1962 n'est pas fortuite. Elle est venue quelques heures seulement avant le début des travaux du Conseil national du FFS qui doit se prononcer ce samedi sur les législatives du 12 juin. Il est donc clair que ce qui est recherché, c'est de peser sur la balance des débats pour renforcer le front du rejet.

Un autre membre du secrétariat national pour le rejet

De nombreux cadres et militants du FFS se sont prononcés cette dernière semaine, surtout sur les réseaux sociaux, pour dire ce qu'ils pensent du scrutin. Le dernier en date est celui d'un membre du secrétariat national bloqué en dehors de l'Algérie.

Dans une publication postée ce samedi vers midi sur Facebook, Samir Ghezlaoui, tout en affirmant respecter toute décision du Conseil national, s'est effectivement prononcé pour le rejet des élections législatives du 12 juin. Il précisera cependant que son parti ne devrait ni participer, ni appeler au boycott, considérant ces positions comme deux expressions émanant de deux clans du système qui se disputent le contrôle des institutions publiques.

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