Amnesty International a réagi à l'agression dont aurait été victime le jeune Saïd Chetouane dans un commissariat de police, à Alger. Dans un communiqué rendu public ce dimanche 4 avril, l'organisation réclame l'ouverture une enquête sur cette affaire. 

« Amnesty International appelle à l’ouverture d’une enquête impartiale et indépendante sur les allégations de violence sexuelle dont aurait été victime le mineur Saïd Chetouane dans un commissariat de police à Alger, le 3 avril 2021, suite à son arrestation après une manifestation pacifique », peut-on lire dans le communiqué d'Amnesty International.

L'ONG souligne que « les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques dans les plus brefs délais et les responsables présumés traduits en justice dans le cadre d'un procès équitable ». La même organisation a tenu à rappeler, dans son communiqué, que « l’Algérie a ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et l’article 39 de la Constitution stipule que "la torture, les traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que la traite des personnes sont réprimés par la loi" ».

Fetta Sadat : « Un crime contre le peuple algérien »

Même son de cloche chez Fetta Sadat, ex-députée du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). « Les violations récurrentes de la loi fondamentale du pays et des conventions internationales dûment ratifiées par l'Algérie, en l'espèce celles portant sur la protection et les droits de l'enfant, nous renseignent sur le jusqu'auboutisme aveugle d'un régime aux abois dénué de tout sens de l'humanité prêt au pire pour un passage en force de sa feuille de route », a écrit l'avocate sur sa page Facebook.

Elle affirme que « les responsabilités doivent être situées, les auteurs de ces actes ignobles démasqués et condamnés ». Pour la cadre du RCD, « c'est un crime intenté, non seulement contre l'enfant, Saïd Chetouane, mais contre tout le peuple algérien, détenteur de la souveraineté nationale ». Il faut dire que cette affaire a soulevé une vague d'indignation en Algérie. Les réseaux sociaux se sont enflammés dès la circulation de l'information. Les internautes sont nombreux à dénoncer un acte « ignoble ».