Le secteur de l’informel prend une place prépondérante dans l’économie algérienne. L’argent généré par ce secteur échappe à tout contrôle. Il circule hors des circuits bancaires. Afin d’intégrer cet argent dans le circuit bancaire, le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a annoncé, ce lundi 5 avril, que l'Etat allait s’appuyer sur la bourse et sur le paiement électronique.

Le ministre des Finances s'est, une nouvelle fois, exprimé sur l'argent de l'informel à la télévision privée Echorouk TV. Il a souligné la nécessité d’intégrer les opérateurs nationaux dans le mouvement bancaire et de rétablir la confiance entre ces opérateurs et les banques. Aymen Benabderrahmane, qui reconnaît que le circuit de l'informel a capté d’énormes sommes d'argent, compte s’appuyer sur la bourse et sur le paiement électronique.

Il appelle à la mise en place de nouveaux mécanismes pour récupérer les fonds circulant sur le marché parallèle, tout en soulignant la nécessité de restaurer la confiance entre le client et le système bancaire.

Improvisation et tergiversation du gouvernement

Ces nouvelles déclarations du ministre révèlent l'improvisation qui caractérise le secteur. En effet, le gouvernement démontre à chaque fois qu'il n'a aucune stratégie pour capter l'argent de l'informel. Le ministre des Finances, par ses déclarations, démontre que les autorités restent dans l’expectative et préfèrent laisser faire en fermant les yeux sur ce secteur qui génère aussi de l’emploi. Ce secteur,  qui produit une masse monétaire importante, active au vu et au su des autorités sur les places publiques sans être inquiété.

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Par ailleurs, pour trouver une solution à cet épineux problème, le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) compte proposer des instruments de lutte contre le marché informel en AlgérieReda Tir a révélé que « le CNESE compte mettre en œuvre un modèle d’évaluation de l’économie informelle à travers une approche moderne impliquant la cohérence entre les stocks et les flux d’argent circulant dans l’informel dans le but d’améliorer les résultats d’évaluation des chiffres de l’économie parallèle du pays ».

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