Le calvaire des ressortissants algériens résidant en Grande-Bretagne et bloqués depuis le 26 février en zone internationale de l’aéroport Paris Roissy-Charles-de-Gaulle se poursuit. Les journées se succèdent et se ressemblent pour ces passages qui n'entrevoient toujours pas le bout du tunnel. 

Le cauchemar continue pour ces passagers algériens, parmi lesquels figurent des personnes âgées, des malades et des enfants qui dorment à même le sol. « Ça fait un mois et demi qu'on mange des repas froids. Certains dorment sur le sol, d'autres sur des chaises. Physiquement, on a mal au dos. Il y a la climatisation aussi. Il fait très, très froid, surtout la nuit. Il y a des gens qui craquent chaque jour », racontait l'un d'eux, lundi 5 avril, à la chaîne de télévision française TF1.

Il faut dire que beaucoup d'encre a coulé sur cette affaire. Mais à ce jour, aucune solution n'a été trouvée. C'est un véritable bras de fer qui ne dit pas son nom qui s'est formé entre ces passagers et les autorités algériennes.

Un bras de fer qui ne dit pas son nom

D'un côté, un gouvernement algérien qui ne veut pas rapatrier ces ressortissants qu'il invite, au contraire, à regagner leur lieu de résidence, en Grande-Bretagne. Et d'un autre, des voyageurs qui ne veulent rien entendre et insistent pour qu'ils regagnent le pays.

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Récemment, l'affaire a pris une autre tournure. Elle a été portée devant la justice française par ces passagers qui avaient décidé d'intenter un procès à Air Algérie. Une compagnie qu'ils accusent d'être derrière leur blocage. Leur requête a été, cependant, rejetée par le tribunal de Paris, qui a statué en faveur d'Air Algérie. S'estimant lésés, ces voyageurs se disent déterminés à faire valoir leurs droits. Ils espèrent qu'ils seront rapatriés avant le début du mois de carême.

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