Cinq activistes du Hirak dont Mohamed Tadjadit, plus connu sous le nom de « poète du Hirak », ont été mis, ce jeudi 8 avril, sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du tribunal de Sidi M'hamed. Avec le jeune poète de Bab El Oued, Soheïb Debaghi, Malik Riahi, Noureddine Khimoud et Tarik Debaghi ont été remis en prison.

Il faut dire que cette décision concerne l'affaire de l'adolescent Saïd C. qui a accusé des policiers de l'avoir agressé sexuellement lors de son arrestation, samedi 3 avril. Mohamed Tadjadit et Soheïb Debaghi étaient dans la vidéo qui révélait l'affaire de l'agression et qui montrait le jeune de 15 ans, Saïd C., en sanglots. Cette affaire a défrayé la chronique et a même fini par provoquer une polémique.

Les activistes en question sont poursuivis pour plusieurs accusations, notamment diffusion de fausses informations, attroupement visant à porter atteinte à la sécurité nationale, possession de drogue et diffusion d'image visant à porter atteinte à la vie d'un enfant et incitation à la débauche.

Les cinq Hirakistes arrêtés à Aïn Benian et Batna

Pour rappel, les éléments des services de sécurité ont arrêté Mohamed Tadjadit et Malik Riahi, dans la soirée de dimanche 4 avril, dans un appartement de Aïn Benian, dans l'ouest d'Alger. Ils ont aussitôt été placés en garde à vue dans un commissariat, près de la place Audin, selon une publication Facebook du Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

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Pour ce qui est de Soheïb Debaghi, Noureddine Khimoud et Tarik Debaghi, ils seront appréhendés le lendemain, lundi, à Barika, dans la wilaya de Batna. Ils ont été transférés à Alger et placés en garde à vue dans le célèbre commissariat de Cavaignac. Il faut noter que ces arrestations ont eu lieu après la conférence de presse du procureur qui a démenti les accusations du mineur Saïd C. selon lesquelles il a été victime d'agression sexuelle de la part d'un policier.

Il importe de relever que l'une des avocates des activistes, Me Yamina Alili en l'occurrence, a dénoncé leur présentation devant le procureur de la République sans leurs avocats. Selon elle, les avocats attendaient la présentation de leurs mandants depuis 9 heures (horaire réglementaire pour le début des présentations). Mais vers 11 heures, on leur avait signifié que les prévenus avaient été présentés à 8h30 et que leur dossier avait été transmis au juge d'instruction.