La situation des droits humains en Algérie est préoccupante. Plusieurs ONG nationales et internationales ont tiré la sonnette d'alarme. Le dernier rapport d'Amnesty International est accablant. Cette question intéresse également les chancelleries étrangères qui expriment leurs préoccupations. C'est dans ce sens que le chargé d'affaires de l'Ambassade américaine en Algérie, Gautam Rana, s'est exprimé dans une interview accordée à la chaîne arabophone El Hurra, ce jeudi 8 avril.  

Lors de cet entretien accordé à cette chaîne financée par les USA, le diplomate a réitéré la position de son pays concernant la question des droits humains, notamment la liberté de manifester, en Algérie. Les Etats-Unis affirment leur « soutien au droit du peuple algérien à s’exprimer et à manifester en toute liberté ».

Gautam Rana rappelle que les « Etats-Unis promeuvent la démocratie et les institutions démocratiques à travers le monde. C'est l'une des valeurs essentielles de Washington concernant la question des droits de l'Homme. Ces valeurs concernent aussi la promotion des droits de l'Homme, la primauté de la loi et le renforcement des institutions pour des élections transparentes ». Le diplomate ajoute qu'« en fin de compte, c’est une question qui concerne l’Algérie et il appartient au peuple algérien de développer ses institutions et son gouvernement ».

La liberté de culte, de la presse et d'expression pacifique évoquée

Toujours en ce qui concerne la question des droits de l'Homme en Algérie, Gautam Rana indique que « les valeurs essentielles promues par les Etats-Unis sont la liberté d'expression, la liberté de culte, la liberté de la presse et d'expression pacifique ». Il rappelle que le rapport du département d'Etat a évoqué toutes ces questions.

Pour rappel, le rapport annuel du département d'Etat américain, qui porte sur la situation des droits humains à travers le monde, couvrant la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2020, met en cause la politique algérienne sur plusieurs plans. Le département d’Etat américain indique dans son rapport que « les principaux problèmes relatifs aux droits de l’Homme ont compris la détention arbitraire, les prisonniers politiques, le manque d’indépendance et d’impartialité de la justice, l’intrusion illégale dans la vie privée, de graves restrictions à la liberté d’expression et de la presse, y compris les lois pénales sur la diffamation, les arrestations de journalistes et le blocage de sites ».

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