Un buste à l’effigie de feu Ali Mecili, avocat et militant du Front des forces socialistes (FFS), assassiné le 7 avril 1987 à Paris, a été dévoilé ce samedi 10 avril au siège national du parti, à Alger, à l'occasion de la célébration de la Journée nationale du militant, coïncidant avec la date de l'assassinat de l'avocat.   

La cérémonie d’inauguration de ce buste en hommage à celui qui fut assassiné il y a 34 années, en France, a eu lieu en présence des membres de la direction du FFS et de militants du parti, dont des représentants de la section FFS d’Ath R'zine, dans la wilaya de Bejaïa, initiateurs et concepteurs de cette stèle.

A cette occasion, le premier secrétaire du parti, Youcef Aouchiche, a lu aux présents une lettre adressée par Annie Mecili, veuve de Ali Mecili, dans laquelle elle souligne « le soutien du FFS au long de ces 34 années », en Algérie et France, pour « qu’éclate la vérité et la justice lui soit rendue ».

Assassiné, il y a 34 ans à Paris

Pour la veuve de l’avocat et compagnon de lutte politique de feu Hocine Aït Ahmed, « Ali Mecili est toujours vivant et ses idéaux aussi. La stèle que vous inaugurez aujourd’hui (ndlr, samedi) au siège national du FFS le rendra encore plus présent à vos côtés », a-t-elle souligné.

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Pour sa part, Hakim Belacel, membre de la direction nationale du parti, a déclaré que « le FFS a perdu suite à cette tragique disparition, il y a 34 ans, un fidèle compagnon de feu président du parti, Hocine Aït Ahmed, et un repère politique et pédagogique irremplaçable ». « 34 longues années n’ont pas réussi à enterrer à jamais un crime crapuleux, hélas toujours impuni et porte la signature maculée du sang d’une raison d’Etat entre Alger et Paris », a-t-il regretté.

Dans son discours, Hakim Belacel a souligné que « par cet acte symbolique, nous escomptons honorer sa mémoire et lui rendre un hommage sincère et solennel ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui, au bout de ces 34 années, le peuple algérien est décidé, comme un seul homme, à ressusciter ses valeurs, ses revendications et son combat pour l’avènement de la deuxième République ».

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